jeudi 23 août 2012

Marmelade d'abricots

Mister J. aime les abricots. Il y en avait au supermarché, j'en ai pris, déception ils sont farineux ; j'en ferai de la confiture.

Pour 1 kg d'abricots dénoyautés compter 1 kg de sucre en poudre ou cristallisé. Inutile de prendre du sucre à confiture contenant de la pectine, les abricots en contiennent assez et la marmelade n'est jamais liquide.
Laver et égoutter les abricots, et bien sûr, enlever les pédoncules et les noyaux. Couper les oreillons en 4 s'ils sont gros et surtout peu mûrs pour avoir une marmelade facile à étaler
Dans une jatte alterner couche d'abricots dénoyautés et sucre en poudre. Couvrir et laisser au frais une nuit au poins.
Le lendemain, le sucre sera "mouillé" par le jus des fruits.
Verser dans un chaudron (avec quelques amandes mondées) ou une quelconque grande marmite, en cuivre si vous avez la nostalgie, ou en inox ça ne change rien au résultat. On prévoit une GRANDE marmite parce qu'à la cuisson la marmelade "monte" comme du lait sur le feu, et "mousse" et on doit l'écumer.
Porter vivement à ébullition, écumer soigneusement quand la mousse se forme. Celle-ci empêcherait la bonne conservation de la confiture.

Prolonger la cuisson jusqu'à "la goutte" (quand une goutte de marmelade se fige sur une soucoupe froide)


Verser la marmelade dans les pots, glisser quelques amandes mondées. Fermer les pots.

Le parfum des amandes se marie très bien avec l'abricot dont il renforce le goût. On peut donc en prévoir.
On peut les remplacer par quelques amandes prélevées dans les noyaux d'abricot, c'est un peu "sportif" mais je l'ai fait quelquefois.

Comment récupérer ces précieuses amandes ? Prendre l'amande entre les doigts, et taper sur le noyau avec un marteau... Aiie, ouille ! J'avais dit sur le noyau ! pas sur les doigts !...Et oui, les noyaux sont si petits. Le casse noix ? Résultat nul. Passé 65 ans extraire les amandes des noyaux d'abricot c'est décidément fini.
Enfant, pour chaque abricot croqué, on secouait le noyau près de l'oreille pour savoir s'il contenait une belle amande. Et là, assises sur le muret du jardin il fallait frotter le noyau sur le ciment rugueux, user la coque, sur les deux faces il me semble, jusqu'à faire un trou, et on avait un joli sifflet. Je ne sais plus si on enlevait l'amande.

Une démo ?




samedi 9 juin 2012

C'est la saison des tomates ?

Je ne mange pas la peau des tomates ; plein de vitamines sans doute et de produits phytosanitaires aussi...
Mamie les plongeait rapidement dans l'eau bouillante : c'est du boulot, c'est long...
Mais depuis qu'on a "inventé" les tomates "grappe" tout a changé. Les premières année, quel parfum ! quel goût ! quelle texture ! En bouche, tout le soleil du jardin de votre pépé !
Hélas, il y a bien longtemps que l'image et les parfums du jardin du pépé ont disparu.
Maintenant on a toute l'année la même tomate insipide, ferme et qui se conserve des lustres.
A nouvelle tomate nouveau process. Puisqu'elles son proches de la pomme de terre, épluchons les,... à L'ÉCONOME !

Et ça marche ! Et ça fait le même crissement à l'oreille !

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mardi 8 mai 2012

Le temps des radis

Pluie, soleil, temps propice aux petits radis roses et croquants.
Chez nous on les grattait un par un, en préservant bien la petite queue verte : c'est plus joli, mais quelle galère !

Si bien qu'une fois devenue maitresse de maison "en titre" j'ai un peu laissé tomber ce mangeur de temps.
Sans doute le psychodrame du radis y était aussi pour quelque chose. Pas moyen de voir un radis sans y penser.
Pour ceux qui ne connaissent pas le psychodrame du radis, récit !
Étudiante à Paris, je déjeune chez une cousine pourvue de 4 adorables bambins (encore des mangeurs de temps... mais adorables). Menu du soir, radis en entrée. Je propose mes services, prépare les petits mignons comme ma mère, en toute innocence.
Nous passons à table et là, voilà qu'on fait moult éloge sur la présentation de ces petits machins roses et verts. "On", c'est le mari de ma cousine ; bizarre , pour un truc si bête, et soudain ma cousine en prend plein la tête... Elle avait simplifié la préparation, plus de petite queue pour attraper délicatement le radis. Insupportable pour le seigneur et maître.
Quelques mois plus tard, le couple se séparait. L'épisode "radis" était un des nombreux soubresauts annonçant le crack.
Depuis je ne digérais pas bien les radis, même si ma cousine avait retrouvé le bonheur.
Et Mister J. était privé de radis ! Sans jamais savoir pourquoi. Bon, j'ai franchi le pas, je fais maintenant les radis du divorce...

Recette :

Une botte de radis
Un couteau
Une essoreuse à salade, modèle à cuve pleine type "cuvette"
  1. Couper en haut, couper en bas, jeter les petits radis dans l'essoreuse à salade, couvrir d'eau. Avec le poing au fond de l'essoreuse, faire tourner le tout. Les petits radis se nettoient tous seuls en se frottant aux parois
  2. Rincer, égoutter.
  3. Respirer fort, servir : si vous n'avez pas de remarque c'est que vous avez trouvé le bon mec !
Avec les feuilles faire une soupe de fanes de radis, c'est rapide, et très bon.

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La mamie se rebiffe ! Faisons de la crème au chocolat maison, "à l'ancienne" !

Coquin de petit-fils 1-1 ! Voilà qu'il ne veut que de la crème industrielle ! Vous savez les petits pots mi-marron, mi-blanc qui contiennent une crème lait/chocolat. A y regarder de plus près on découvre qu'elle contient :
de l'adipate de diamidon acétylé, de la gomme xanthane (appelés sobrement E1422, E415). Ça fait grandir ça ? Sans oublier le sel, comme s'il n'y en avait déjà pas assez ailleurs, et un arôme non précisé (pas de la vanille Bourbon je présume, ça serait écrit en gros).
J'ai donc repris mes spatules et casseroles pour faire la mienne.

Les ingrédients :


50 cl de lait 1/2 écrémé
30 g de maïzena : ce sera l'épaississant, de la farine de maïs donc quelque chose de naturel
30 g de cacao non sucré Van Houten ou Nestlé
100 g de sucre en poudre parfumé de longues semaines par les gousses de vanille tendrement enfermées avec...
15 cl de crème entière liquide

  1. Délayer la maïzena dans un peu de lait, dans une jatte.
    Faire chauffer le restant du lait avec 1 cuillère à soupe de sucre (ça évite que le lait attache : c'est un truc de l'émission Sucré-Sucré sur Cuisine TV).
  2. Mélanger le reste du sucre avec le cacao amer, bien brasser pour favoriser la dissolution dans le lait tout à l'heure.
  3. Quand le lait est chaud, le verser doucement dans la jatte contenant la maïzena délayée en remuant. Ajouter le cacao mélangé au sucre, bien délayer.
    Remettre dans la casserole ; porter à ébullition, en remuant constamment à la spatule, à feu moyen, la préparation épaissit. Après quelques bouillons, sortir du feu et laisser refroidir (brasser de temps en temps pour "casser" la peau qui se forme).
  4. Ajouter la crème fraîche dans la préparation tiédie. Fouetter de temps en temps. Mettre au frigo.


C'est la maïzena et la crème fraîche qui donnent la consistance et l'onctuosité à la crème. La crème fraîche empêche la peau de se reformer en surface de la préparation froide.